Les casseurs prennent Nanterre en otage

INCIDENTS.

Les casseurs prennent Nanterre en otage

Nouvelle journée de violences hier à Nanterre, qui semble être devenu le lieu de rendez-vous des casseurs qui se mêlent aux manifestants pour multiplier les débordements Ce ne sont pas vraiment des manifestations lycéennes qui ont agité Nanterre hier, mais plutôt ce qui ressemble à des émeutes. Avec plusieurs face-à-face entre environ deux cents jeunes, des lycéens peut-être mais surtout des casseurs, et les forces de l’ordre déployées en masse dans le secteur préfecture, Joliot-Curie, Pablo-Picasso


Charges en règle, tirs nourris de fumigènes, hélicoptère de la sécurité civile… Les autorités ont mis les moyens pour contenir les pics de violence. La « cellule de crise » de la municipalité avait aussi pris ses dispositions en interdisant le stationnement dans toute l’avenue Joliot-Curie pour éviter de voir encore des voitures dégradées ou brûlées. Un véhicule a néanmoins été incendié dans ce quartier, théâtre de scènes d’émeutes et de violences depuis trois jours.
Souvent impliqué dans les mouvements de contestation, le lycée Joliot-Curie cristallise aujourd’hui la grogne de la jeunesse. Au point que l’établissement est devenu le lieu de rendez-vous de ceux qui entendent se rebeller, qu’ils viennent de Nanterre ou d’ailleurs. Si la tension est montée crescendo au fil de la matinée, la journée avait pourtant commencé dans le calme. Entre 8 h 30 et 9 heures, environ deux cents personnes se sont rassemblées devant le lycée ouvert, pour être accueillies par une soixantaine de médiateurs de la ville et élus locaux bien décidés à éviter les débordements.

Une crèche et les locaux de la protection civile incendiés

Mais vers 10 heures, les « manifestants », dont certains avaient pris le soin d’enfiler des cagoules, ont déambulé dans les rues de Nanterre, brisant au passage abribus, vitres, pots de fleurs. Avant de remonter vers la préfecture, tout en continuant de casser quelques vitres. Des pierres ont atterri sur un bâtiment du conseil général abritant la crèche du personnel et un peu plus tard, le sous-sol de l’association départementale de protection civile a été incendié, rue Sadi-Carnot. Tout le matériel de secours est parti en fumée. Un premier face-à-face avec échange de jets de projectiles et fumigènes a opposé policiers et gendarmes mobiles et casseurs devant la préfecture. La tension est encore montée en fin de matinée sur l’avenue Joliot-Curie, jonchée des débris de vitres cassées, de fils de caméras arrachés, de détritus en tout genre. Les stigmates de la « guérilla urbaine » selon l’expression d’un haut fonctionnaire. Les forces de l’ordre ont d’abord repoussé les jeunes excités vers le quartier Pablo-Picasso avant de retrouver les casseurs survoltés non loin du lycée.
Foulard sur le nez, capuche enfoncée sur les yeux, plusieurs d’entre eux ont jeté de grosses pierres sur les policiers casqués et prêts à charger. Les forces de l’ordre s’en sont tenues à une série de tirs de fumigènes qui ont finalement dispersé les groupes de jeunes.
Des manifestations et quelques débordements ont également eu lieu aux alentours d’autres lycées du département. Le centre commercial de la Vache-Noire à Arcueil (Val-de-Marne) a fermé préventivement ses portes hier matin à l’annonce d’une
manifestation de lycéens venant du sud des Hauts-de-Seine.
A Nanterre, deux jeunes hommes ont été arrêtés pour avoir jeté des pavés. Onze autres personnes ont été interpellées pour le même motif ou pour port d’arme, participation à un attroupement armé ou dégradation de biens à Clichy, Colombes, Gennevilliers, Puteaux, Suresnes et Vanves. A Joliot-Curie comme ailleurs sur les points chauds du département, le calme est finalement revenu vers midi.

 

Valérie Mahaut | 21.10.2010, 07h00

Le Parisien

 

A Nanterre

9 heures. Au lycée Joliot Curie, à Nanterre (Hauts-de-Seine), professeurs, élus et éducateurs se sont postés devant l’établissement pour accueillir les élèves. Car le lycée assure les cours ce jeudi matin pour les jeunes qui le souhaitent. Une quinzaine d’autres éducateurs attendent devant le palais des sports municipal «Les farandoles» au cas où la situation risquerait de mal tourner. Sur l’avenue, toutes les voitures ont disparu, une interdiction de stationner à été décidée jusqu’au vendredi 22 octobre. Selon un journaliste du parisien.fr, «la tension est palpable» mais tout a été mis en place pour que les échauffourées des deux derniers jours ne se reproduisent pas

 

 

 

 

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