L’Italie autorise la pilule abortive RU-486

L’Italie autorise la pilule abortive RU-486

L’agence italienne du médicament (Aifa) a donné jeudi soir son feu vert à la commercialisation de la pilule abortive RU-486 malgré les vives protestations de l’Eglise catholique et de certains membres du gouvernement de Silvio Berlusconi.

La pilule, qui permet aux femmes souhaitant avorter d’éviter une opération chirurgicale, n’était pas autorisée en Italie alors même que l’avortement y est légalisé depuis 1978 dans un délai de 90 jours après le début de la grossesse.

Les partisans de la pilule, utilisée pour mettre fin à une grossesse dans un délai maximum de 49 jours, arguaient ainsi du fait que sa prescription n’entrait pas en contradiction avec la loi italienne. L’Aifa a précisé que la pilule ne pourrait être administrée qu’à l’hôpital.

"Lorsqu’on ne peut convaincre une femme d’éviter l’avortement, nous devrions au moins permettre une méthode moins (…) douloureuse", a déclaré la ministre de Jeunesse, Giorgia Meloni.

L’autorisation de cette pilule a suscité un vif débat en Italie entre indignation de la communauté religieuse et inquiétudes sur la sécurité du médicament, soupçonnée d’avoir provoqué la mort de cinq femmes aux Etats-Unis et au Canada en 2005.

MENACES D’EXCOMMUNICATION DU VATICAN

Le Vatican, qui défend le droit à la vie dès la conception, a menacé d’excommunier les médecins qui la prescriront, les femmes qui y auront recours et quiconque encouragera son utilisation.

"L’avortement a été légalisé pour qu’il quitte la clandestinité mais maintenant les médecins se lavent les mains et transfèrent le cas de conscience aux femmes", a déclaré Monseigneur Elio Sgreccia, président émérite de l’Académie pontificale pour la vie.

Bien que la prescription de la pilule soit limitée au cadre hospitalier, certains s’inquiètent aussi de voir les femmes avorter à domicile sans assistance médicale.

"Cela signifie intrinsèquement que des femmes avorteront à domicile, parce que le moment de l’expulsion n’est pas prévisible", a déclaré cette semaine Eugenia Roccella, responsable au ministère de la Santé, lors de la présentation d’un rapport annuel sur l’avortement.

La pilule RU-486, autorisée en France depuis 1988, était déjà prescrite à titre expérimental dans certaines régions d’Italie.

Reste à savoir dans quelle mesure elle sera dorénavant prescrite étant donné que, selon un rapport du ministère de la Santé, environ 70% des gynécologues italiens sont des "objecteurs de conscience" refusant de pratiquer l’avortement.

Le taux d’avortement est faible en Italie comparé à la Grande-Bretagne, la France ou les Etats-Unis. En 2008, 121.406 avortements ont été pratiqués dans le pays, soit une baisse de 4,1% par rapport à 2007 et un recul de 48,3% par rapport au pic constaté en 1982.

Silvio Viale, un gynécologue turinois qui a fait campagne pour l’autorisation de la pilule, s’est réjoui de la décision de l’Aifa, saluant une "victoire pour les femmes, qui à partir d’aujourd’hui ont plus de liberté et de choix".

"Je regrette que (cette décision) arrive avec 20 ans de retard", a-t-il toutefois ajouté. "S’il y avait un médicament si novateur pour quelque chose comme la prostate, je ne crois que l’on devrait attendre si longtemps."

Version française Clément Dossin

Italia autoriza la píldora abortiva RU-486

 

La agencia italiana de la medicina (Aifa) dio el jueves por la tarde su verde difunto a la comercialización de la píldora abortiva RU-486 a pesar de las protestas vivas de la Iglesia católica y de los ciertos miembros del gobierno de Silvio Berlusconi.

 

La píldora, que permite a las mujeres que desean abortar de evitar una operación quirúrgica, no fue autorizada en Italia al mismo tiempo que el aborto es legalizado allí desde el 1978 en el plazo de 90 días después de principio del embarazo.

 

Los partidarios de la píldora, utilizada para poner fin a un embarazo en un plazo máximo de 49 días, deducían de así como su prescripción no entraba en contradicción con la ley italiana. Aifa precisó que la píldora podría ser administrada sólo el hospital.

 

" Cuando no se puede convencer a una mujer de evitar el aborto, deberíamos por lo menos permitir un método menos (…) Dolorosa ", declaró el ministro de Juventud, Giorgia Meloni.

La autorización de esta píldora suscitó un debate vivo en Italia entre indignación de la comunidad religiosa e inquietudes sobre la seguridad de la medicina, sospechada haber provocado a la muerte de cinco mujeres en los Estados Unidos y en Canadá en 2005.

 

 

 

AMENAZAR DE EXCOMUNIÓN DE VATICANO

 

El Vaticano, que defiende el derecho a la vida desde la concepción, amenazó con excomulgar a los médicos que lo prescribirán, las mujeres que recurrirán a eso y quienquiera animará su utilización.

" El aborto ha sido legalizado para que deje la clandestinidad pero que mantenga a los médicos se lavan las manos y les trasladan el caso de conciencia a las mujeres ", declaró Monseigneur Elio Sgreccia, presidente emérito de la Academia pontifical para la vida.

 

Aunque la prescripción de la píldora sea limitada al marco(ejecutivo) hospitalario, algunos también se inquietan de ver a las mujeres abortar a domicilio sin asistencia médica.

" Esto significa intrínsecamente que mujeres abortarán a domicilio, porque el momento de la expulsión no es previsible ", declaró esta semana Eugenia Roccella, responsable al ministerio de la Salud, en el momento de la presentación de un informe anual sobre el aborto.

 

La píldora RU-486, autorizada en Francia desde el 1988, fue ya prescrita a título  experimental en ciertas regiones de Italia.

Queda por saber en cual medida será prescrita desde ahora en adelante dado que, según un informe del ministerio de la Salud, cerca del 70 % de los ginecólogos italianos son " objetantes de conciencia " negándose a practicar el aborto.

 

El índice de aborto es débil en Italia comparado con Gran Bretaña, Francia o los Estados Unidos. En 2008, 121.406 abortos han sido practicados en el país, sea una baja del 4,1 % con relación a 2007 y un retroceso del 48,3 % con relación al pico comprobado en 1982.

Silvio Viale, un ginecólogo turinense que hizo campaña por la autorización de la píldora, se regocijó de la decisión de Aifa, saludando una " victoria para las mujeres, que a partir de hoy tienen más libertad y elección ".

traduction : Isabelle Aburto

 

"Je regrette que (cette décision) arrive avec 20 ans de retard", a-t-il toutefois ajouté. "S’il y avait un médicament si novateur pour quelque chose comme la prostate, je ne crois que l’on devrait attendre si longtemps."

Version française Clément Dossin

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-07-31/l-italie-autorise-la-pilule-abortive-ru-486/924/0/366054

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